Ma vie d'auteur
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Je reçois beaucoup de messages de lecteurs me disant qu'ils aimeraient être pensionnaires dans l'auberge de Monsieur Yvon qui sert de décor à mon roman, Le bonheur n'a pas de rides ! Figurez-vous que tout comme le café d'Amelie Poulain situé à Montmartre, l'auberge de Monsieur Yvon est directement inspirée de l'auberge de mon père, située à Bagneux, en région parisienne.

"Je notais des bouts phrases et des idées sur le carnet de commande... Je suis une serveuse sympathique mais pas très efficace..."

L'auberge de mon père est une auberge restaurant où l'on mange bien et bon, mais aussi un hôtel où des pensionnaires logent à l'année. À mi-chemin entre la brasserie et la pension de famille, on y trouve un patron bienveillant et une cuisinière marocaine, des frites maison et bien sûr le Rhum agricole qui apparaît plusieurs fois dans des scènes de convivialité pantagruéliques !

"Yvon, c'est le deuxième prénom de mon père..."

J'ai eu l'occasion de faire le service aux côtés de mon père. J'aimais l'ambiance un peu terroir, très humaine et très simple. C'était chaleureux. Assise derrière le comptoir, j'écoutais les habitués et je notais quelques phrases attrapées au vol entre deux éclats de rire. J'ai besoin que mes personnages soient vivants.

J'ai beaucoup de tendresse pour ceux de ce roman qui pour la plupart, sont inspirés des personnages de l'auberge : Nour, la cuisinière chaleureuse, s'appelle Nora dans la vraie vie. Hyppolyte fait référence à un autre pensionnaire qui était le héros d'aventures tellement incroyables que je n'ai pas osé les mettre dans le roman ! La réalité dépasse souvent la fiction ! Et puis bien sûr, derrière le comptoir, il y a mon père, qui a gagné une moustache et quelques centimètres dans le roman, mais qui n'en reste pas moins un personnage clé : c'est le maître des lieux. L'anecdote sur son visage à moitié paralysé est malheureusement vraie. On s'interroge encore sur la raison, même si Marceline a un avis très clair sur le sujet.

Papa, si tu lis ce message, sache que les croûtes d'Hyppolyte qui décorent les murs de l'auberge n'ont rien à voir avec tes tableaux !

Entre le plat du jour, le coup de feu de midi et les frites faites maison, j'ai fait la connaissance d'une habituée, une vieille dame attachante qui avait sa table attitrée et qui s'assurait d'être toujours désagréable lorsque je prenais sa commande. Un jour, cette vieille dame n'est plus venue. A présent, elle continue de vivre dans ce roman.

 

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